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Motifs de
licenciement
Tout licenciement pour faute personnel doit être
justifié par
une cause réelle et sérieuse.
La cause réelle
et sérieuse doit être fondée sur des
critères
objectifs, à l'exclusion de critère subjectif
tels que la perte de confiance qui ne peut intervenir que
si elle est
basée
sur des critères objectifs.
Le motif ne doit pas être
lié à la vie personnelle
du salarié.
Aucun salarié ne peut être
sanctionné, licencié en
raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs,
de son orientation sexuelle, de son âge, de sa
situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques
génétiques, de son appartenance
ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une
ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques,
de ses activités
syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses,
de son apparence physique, de son nom de famille ou
en raison de son état de
santé ou de son handicap.
La faute grave est
celle qui rend impossible le maintien du salarié dans
l'entreprise et justifie une mise à pied conservatoire,
elle prive le salarié des indemnités
de préavis
et de licenciement.
La faute lourde relève
d'une intention de nuire, elle prive l'intéressé de
toutes les indemnités,
y compris celle afférentes aux congés
payés
non pris au cours de la période de référence.
Mise à pied
conservatoire
La mise à pied conservatoire doit être
justifiée
par une faute grave rendant impossible le maintien du
salarié dans
l'entreprise.
Préalable au licenciement pour faute
grave, la mise à pied
conservatoire ne comporte pas de limitation
de durée.
Pendant la durée de la mise à pied
conservatoire le contrat de travail est suspendu et le salarié est
privé de rémunération,
l'employeur doit alors impérativement
engager une procédure
de licenciement individuel pour faute qui
débute par une convocation à l'entretien
préalable à licenciement.
A
défaut de faute grave, la mise à pied
conservatoire pourra être annulée
et le salarié pourra
prétendre à une
indemnité correspondant au salaire perdu.
Entretien
préalable
Dans le cas d'un licenciement
pour faute, la loi prévoit une
procédure individuelle destinée à informer
le salarié et lui permettre de
se défendre.
Si le licenciement
est envisagé pour une faute
disciplinaire, l'employeur doit convoquer
le salarié à l'entretien
préalable
moins de deux mois après avoir
eu connaissance de la faute.
L'employeur
doit convoquer le salarié à cet
entretien par courrier remis en main
propre contre décharge ou être
adressé par lettre recommandée
avec AR.
Ce courrier doit mentionner:
- le ou les mesures
envisagées à l'encontre du salarié,
- la date , l'heure et le lieu de
l'entretien, un délai de 5
jours ouvrables doit être respecté entre la réception
de la lettre de convocation et l'entretien afin de permettre au salarié de
préparer cet entretien et éventuellement de se faire
assister. Même en arrêt maladie le salarié peut être
convoqué sur ses heures de sortie, il peut d'ailleurs faire
décaler ce rendez-vous afin de respecter ces heures de sortie.
- la possibilité qu'a le salarié de se
faire assister, soit par une personne de son choix appartenant à l'entreprise,
soit par un conseiller du
salarié s'il n'y a pas de délégués
du personnel dans l'entreprise.
Au
cours de l'entretien préalable l'employeur doit
indiquer le ou les motifs de la décision
envisagée
et recueillir les explications du salarié.
Lettre
de licenciement
Lorsque l'employeur, à l'issue
de l'entretien, reste convaincu du licenciement,
il doit obligatoirement envoyer au salarié une
lettre de licenciement en recommandé avec
accusé de réception.
Un
délai minimum d'expédition
de 2 jours ouvrables
après la date de
l'entretien est à respecter
par l'employeur.
La lettre
doit
contenir très
clairement : les motifs
du licenciement, la durée
du préavis ou bien
l'absence de préavis à effectuer,
les droits que le salarié a
acquis au titre du DIF
(droit individuel à la
formation).
Le préavis
Le préavis de licenciement
débute à la réception
de la lettre recommandée.
Un
usage ou la convention
collective peut
prévoir
des heures "pour
rechercher un emploi",
en général
2 heures par
jour.
La rupture
du contrat de
travail prend
effet à la
fin du préavis.
Le
salarié peut être
dispensé de
l'exécution
du préavis
ou dispensé de
présence
pendant son préavis,
il reçoit
alors une indemnité compensatrice
de préavis.
Licenciement
abusif
Lorsqu’un salarié reçoit
sa lettre de licenciement, il peut toujours contester son licenciement
en saisissant le conseil
des
Prud’hommes s’il considère que son licenciement
est
abusif. Pour savoir si un licenciement est abusif, il convient
de vérifier deux éléments
importants
:
-
le contenu de
la lettre
de licenciement:
La
lettre de licenciement
est le seul support qui
permet de justifier un
licenciement elle
doit comporter obligatoirement
les véritables
motifs du licenciement.
L’employeur ne peut
invoquer devant le juge prud’homal que les motifs
figurant dans la lettre.
Si le salarié considère
qu’il a été licencié pour
d’autres motifs que ceux figurant dans
la lettre, alors il devra apporter la preuve
de l’existence
de ce motif « caché ».
- La
cause du licenciement
pour motif personnel:
Le
licenciement d’un salarié doit reposer sur une
cause réelle et sérieuse.
La
cause doit être un motif non économique.
La
sanction prononcée doit être proportionnée à la
faute commise.
Si une faute a déjà fait
l’objet
d’une
sanction disciplinaire, l’employeur ne peut
plus prononcer un licenciement disciplinaire car
il ne peut
pas sanctionner deux fois
la même faute.
Le licenciement d’un
salarié ne
peut être
fondé sur des faits relevant de sa vie
privée.
Si
les juges admettent
que
la lettre de licenciement
n’est pas
suffisamment motivée, ou si la cause
du licenciement n’est
pas réelle et sérieuse, le
licenciement sera considéré comme
abusif, le salarié pourra alors demander
le paiement d’une
indemnité.
LICENCIEMENT
POUR FAUTE (Salarié protégé)
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Afin de permettre aux représentants du personnel
d’exercer leur mandat en toute liberté et sans pression,
le législateur a institué une procédure spéciale
de licenciement en déterminant une période de protection
qui est de :
Toute la durée de leur mandat pour
les délégués
du personnel, les membres du CHSCT, les délégués
syndicaux, les représentants syndicaux au comité d'entreprise,
les conseillers du salarié, les conseillers prud'hommes.
Six
mois à partir de la publication des candidatures pour
les salariés ayant demandé la mise en place
d'élections
des représentants du personnel, les candidats aux
postes de membre du comité d'entreprise, les candidats
aux postes de membre du CHSCT, les candidats aux postes de
délégués
du personnel, les candidats aux postes de conseiller prud'hommes,
les salariés mandatés par une organisation
syndicale pendant la durée de la négociation
et six mois après
la signature de l'accord.
Six mois après la cessation
de leur mandat pour les anciens membres élus
au comité d'entreprise,
les anciens délégués
du personnel, les anciens conseillers prud'hommes, les
anciens représentants
syndicaux au comité d'entreprise, s'ils ont exercé leur
fonction pendant deux ans.
Douze mois après la cessation
de leur mandat pour les anciens délégués
syndicaux, s'ils ont exercé leur
mandat pendant au moins un an, es anciens conseillers du
salarié.
Pendant la période de protection
l'employeur a obligation de consulter le CE après
l'entretien préalable puis
de faire une demande de licenciement auprès de l'inspecteur
du travail.
Si l'inspecteur du travail a autorisé le
licenciement, le salarié protégé peut
exercer un recours:
Recours auprès de l'inspection
du travail: le salarié protégé peut
demander à l'inspecteur
du travail de revenir sur sa décision en apportant
de nouveaux éléments.
Recours auprès
du ministère du travail: Le
salarié protégé licencié peut
demander au ministère du travail l'annulation
de la décision
de l'inspection du travail. Ce recours doit être
formé dans
les 2 mois de la notification de la décision de
l'inspecteur. Le ministre doit prendre sa décision
4 mois après sa
saisine. Si le ministre ne répond dans les 4 mois,
cela signifie qu'il a implicitement rejeté la
demande du salarié.
La décision de l'inspecteur du travail est donc
confirmée.
Recours auprès du tribunal administratif: La décision de l'inspection du travail ou du ministère
du travail peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir
devant le tribunal administratif. Ce recours doit être exercé dans
les 2 mois suivant la notification de la décision de l'inspection
du travail ou du ministère du travail, ou de la décision
de rejet. Ce recours n'est pas suspensif. Il est nécessaire
de demander l'annulation des 2 décisions devant le tribunal
administratif dans le cas de la confirmation de la décision
de l'inspection du travail par le ministère.
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